Historiquement, le concept d’hypnose apparaît en 1843 dans l’ouvrage Hypnology, sous la plume du médecin écossais, James Braid. Nous allons voir que l’hypnose existait bien avant Braid, sous d’autres formes, et qu’elle s’est développée de façon surprenante après la disparition de ce grand médecin, figure historique de ce mouvement.

La Préhistoire et le chamanisme

Nous vous proposons de revenir 17 500 années en arrière ; nous sommes en Dordogne, à Lascaux, et une représentation rupestre nous intéresse particulièrement, dans la salle nommée la « grotte du Sorcier ». Sur la paroi est dessiné un homme au visage couvert d’un masque d’oiseau. À côté de lui, se trouve un bison dont le ventre ouvert laisse sortir les entrailles. Nous sommes probablement devant une représentation de scène chamanique. L’homme est un chaman, ancêtre de nos médecins modernes. Il a placé sur son visage le masque représentant un oiseau et il utilise son bâton chamanique qui lui permet de capter les forces des dieux de la Terre et du Ciel. Il ouvre le ventre d’un bison dont il installe délicatement les intestins sur un lit d’herbes sèches. Ensuite, il pratique un rituel qui lui permet d’activer la transe chamanique afin de soulager un patient. Cette médecine, basée sur l’utilisation de la transe, utilise des forces qui permettent au chaman de réconcilier des dieux courroucés avec des hommes souffrants. Elle est encore pratiquée à l’identique, à notre époque, dans de nombreuses régions de la planète, en Amérique du sud, en Afrique, Mongolie, en Sibérie. Ce lien spirituel entre l’action du médecin, réconciliant un Dieu courroucé avec les hommes souffrants, a accompagné notre médecine occidentale jusqu’au XVIIe siècle. La célèbre phrase du chirurgien de François Ier, Ambroise Paré, traduit bien ce fait : « Je les soigne, Dieu les guérit ».

Mesmer

Avançons dans le temps pour nous retrouver à la veille de la Révolution Française. Le Siècle des Lumières est à son apogée et le médecin devient un acteur responsable du soin. Franz Anton Mesmer est la figure emblématique de cette transition. Il étudie la médecine à Vienne en Autriche et il entreprend aussi des études de théologie, de philosophie, d’alchimie, d’astronomie et d’astrologie. Érudit et mélomane, il organise dans sa propriété le premier concert du jeune Amadeus Mozart. Mesmer est un scientifique qui connaît les nouveautés de son époque. Il étudie les travaux de Volta sur l’électricité et de Faraday sur l’électromagnétisme. Sa thèse de médecine était un travail sur l’œuvre de Paracelse. Ce célèbre médecin de la Renaissance décrivait un uni- vers régi par des forces cosmiques, générées par les planètes. Mesmer adhère à cette théorie et la relie aux données modernes énoncées par Faraday et Volta. Le principe, décrit dans son ouvrage princeps Le magnétisme Animal déclenche chez le patient « magnétisé » une violente crise convulsive qui, dans certains cas, est source d’amélioration clinique. En utilisant le vocable animal Mesmer montre son intelligence ; car animal fait référence au mouvement magnétique qui « anime » les corps et aussi au mouvement en lien avec l’âme, anima en latin. Il évite ainsi les foudres des autorités religieuses. Il développe avec succès cette approche créant une première grande révolution dans le monde de la médecine. Les médecins instruits, modernes, scientifiques, vont suivre Mesmer, adopter sa conception et devenir des « médecins magnétiseurs ». Les soignants qui refusent cette nouveauté regroupent les adeptes du magnétisme dans le « corps des guérisseurs ». Mesmer pratique quelques années dans la capitale autrichienne, d’où il est chassé à la suite d’un problème relationnel avec une jeune camériste de l’impératrice. Il se réfugie à Paris, où il arrive le 4 février 1778, et développe sa technique, en inventant un « baquet thérapeutique ». Ce baquet contient de la limaille de fer, des bouteilles d’eau et des tiges métalliques, au sommet desquelles sont attachées des cordes. Mesmer magnétise le baquet autour duquel il installe une dizaine de patients. Chacun des patients prend une corde entre ses mains et Mesmer les magnétise à tour de rôle.

Il connaît un grand succès, ce qui éveille l’attention du corps médical qui lui intente un procès pour charlatanisme. Mesmer perd ce procès contre l’Académie Royale de Médecine et il quitte la France pour se retirer au bord du lac de Constance, où il terminera paisiblement sa vie en 1815. Mesmer avait créé à Paris un temple maçonnique, la Loge d’Harmonie, où il a formé des médecins en leur « vendant » le secret magnétique.

Les élèves de Mesmer et l’Angleterre

À son départ, un de ses élèves va prendre le relais et faire progresser la technique. Le marquis Armand Chastenet de Puysegur n’est pas à l’aise pour appliquer la technique mesmérienne qui consistait à toucher le patient, de façon répétitive, pendant plus de trente minutes, sur des zones du corps assez intimes. Il décide de pratiquer des passes magnétiques à distance du corps. Et le résultat est surprenant. Les patients ne connaissent plus cette crise convulsive ; ils présentent un état particulier, mi-endormi, mi-éveillé, qu’il appelle « somnambulisme ». Dans cet état, les patients deviennent très suggestibles et obéissent aux ordres de leur praticien. Celui-ci peut « programmer », par des suggestions directes, l’amélioration clinique du patient. Nous sommes alors au début des années 1800 et de nombreux médecins français vont utiliser cette technique. Un nouveau procès, intenté par l’Académie de Médecine, va interdire cette pratique du somnambulisme sur le territoire français, ce qui va forcer de nombreux médecins à fuir vers l’Angleterre pour continuer à pratiquer leur art.

C’est donc de l’autre côté de la Manche que va continuer l’histoire de cet outil thérapeutique qui s’appelle encore magnétisme ; et nous y retrouvons James Braid. Nous sommes en Écosse, en novembre 1841, dans un théâtre de Manchester où un médecin français reconverti dans le music-hall, le docteur La Fontaine, donne un spectacle de magnétisme. Spectacle identique à ceux que vous pouvez parfois regarder à la télévision ou sur des scènes de théâtre. Dans la salle, se trouve James Braid, chirurgien et homme de science, qui connaît l’évolution scientifique de son époque et suit le développement de deux nouveaux domaines de la médecine : la neurologie et la psychiatrie. Il observe son confrère républicain et comprend que tout est illusion. Les passes magnétiques, la fixation du regard sur un pendule ou une lumière, le ton autoritaire du magnétiseur sont là pour « distraire » l’attention du sujet et placer ainsi des suggestions qui ne sont pas comprises par le patient. Il n’y a pas de magnétisme, tout est suggestion et l’action de ces suggestions entraîne un sommeil profond chez le patient. Il est donc urgent de trouver une appellation convenable pour remplacer le terme de magnétisme. Braid connaît bien la mythologie grecque et il sait que, dans le monde souterrain des dieux de l’Olympe, il existe un dieu bienveillant qui, pendant notre sommeil, répare nos blessures, panse nos plaies du cœur, du corps et de l’âme. Il se nomme Hypnos. Il donne donc le nom anglais hypnotism à cette technique de suggestion, nom qui donnera hypnotisme en français, puis hypnose. Braid va publier sa découverte dans un ouvrage qui comporte des éléments de réflexion que nous utilisons dans notre approche moderne de l’hypnose. Cette interprétation erronée d’état de conscience lié à un sommeil profond va connaître un grand succès pendant un siècle et demi et générer une deuxième révolution. Cette deuxième révolution dans le monde de la médecine va entraîner, dans le sillage de Braid, les médecins modernes et scientifiques qui quittent l’espace du magnétisme pour adhérer à cette nouvelle science : l’hypnose. Ces médecins « modernes » deviennent des « hypnotistes » et ceux qui ne croient pas en cette théorie neurologique se placent « officiellement » dans la catégorie des « magnétiseurs » ; magnétiseurs qui opèrent encore à notre époque, certains en toute bonne foi et honnêtement, d’autres utilisant la crédulité de certains patients. Notons que les magnétiseurs de théâtre vont tous adopter ce vocable moderne, hypnose, et devenir aussi des hypnotistes !

Le Royaume-Uni devient le fer de lance de cette nouvelle technique et la première revue consacrée à l’hypnose est éditée dans cet immense empire dirigé par la reine Victoria. Cette revue arrive à Calcutta où un jeune chirurgien anglais la découvre. Il lit un article qui décrit une technique, l’hypnose, qui permet d’anesthésier un patient. Ce chirurgien, James Esdaille, effectue son service militaire dans cette colonie de l’empire victorien. Ayant lu l’article, il essaye la technique sur son aide de camp indien. Il crée une anesthésie après une heure de travail de suggestion et le lendemain, 4 avril 1845, il pratique avec succès une amputation du scrotum en utilisant cette nouvelle technique. Il va alors réaliser en sept ans plus de deux cents interventions chirurgicales sous anesthésie hypnotique. Opérations de toutes sortes, amputations de membres, tumeurs abdominales, calculs rénaux, mammectomies. À cette époque, les produits anesthésiques n’existaient pas et les patients subissaient des amputations à vif, maintenus par de solides gaillards. Le chirurgien devait agir avec rapidité et dextérité et souvent le patient mourrait de douleur, d’hémorragie ou d’infection. Les résultats s’amé- liorent avec l’utilisation de l’hypnose comme le note Esdaille dans une publication qu’il éditera à son retour au pays. Son livre ne connaît pas de succès car depuis cinq ans l’invention des américains Morton et Jackson, le protoxyde d’azote, est utilisée avec succès dans le monde entier.

Et en France…

Le magnétisme est toujours interdit en France, mais l’hypnose, cette nouvelle technique venue d’un pays anglo-saxon est autorisée. À partir de ce milieu du dix-huitième siècle, de nombreux praticiens vont l’utiliser. Le célèbre chirurgien Velpeau réalise, le 5 décembre 1859, une tumorectomie sur une patiente hypnotisée et anesthésiée par Paul Broca. Cette opération fait l’objet d’une présentation à l’Académie des Sciences, présentation reprise dans la plus importante revue médicale de l’époque, La Gazette Médicale de France. Cette revue française est lue dans le monde entier et cet article relance l’intérêt de la pratique hypnotique.

Restons en France. En cette fin de dix-neuvième siècle, Jean- Martin Charcot règne en maître à La Salpêtrière. Nous lui devons la description de quinze maladies ou syndromes neurologiques. Un de ses internes, Paul Richer, invite son patron au spectacle que donne un hypnotiseur dans un théâtre de la place Clichy. Charcot comprend que cette technique pourrait l’aider à élucider le fonctionnement neurologique et psychologique des hystériques qu’il étudie dans son service. Il demande à Donato, l’hypnotiseur de spectacle, de venir former ses internes à cette technique. C’est le début de l’école de grand hypnotisme de la Salpêtrière, célébrée dans le tableau du peintre Antoine Brouillet, Une leçon clinique à la Salpêtrière (1887).

Chaque mardi, Charcot donne « sa leçon » dans la biblio- thèque de l’hôpital devant un parterre de célébrités. Ce sont les internes ou les chefs de clinique qui hypnotisent les jeunes filles hystériques. Sur le tableau, c’est Babinski qui tient dans ses bras la plus célèbres des patientes de Charcot, Blanche Withman. Les élèves affluent du monde entier pour suivre l’enseignement du maître et se former à l’hypnose. Parmi eux, Sigmund Freud, qui séjournera quatre mois à Paris et Vladimir Bechterev. En 1889 se tient à Paris le premier congrès international d’hypnotisme. En même temps que se développe cette école parisienne, une deuxième école naît en province, à Nancy.

Dans la capitale des Ducs de Lorraine exerce un médecin talentueux, le Professeur Hippolyte Bernheïm. Neuro- psychiatre réputé, il s’est formé à l’hypnose en suivant les principes édictés par James Braid et il prône une hypnose différente de celle qui est pratiquée chez Charcot. Associé au Docteur Ambroise Liébeault, il fonde l’École de petit hypnotisme de Nancy. Pour lui, les inductions hypnotiques pratiquées à la Salpêtrière, dérivées du music-hall, sont fantaisistes. Bernheïm pratique une hypnose basée sur l’utilisation exclusive des suggestions verbales. Il affirme que l’hypnose est applicable à tous les patients, à l’exception des patients hystériques. Cette affirmation va à l’encontre des conceptions de Charcot et va déclencher une véritable guerre entre les deux écoles. Le grand neurologue parisien va décréter que l’hypnose n’est utile que pour traiter les hystériques. Pour l’hypnose française, ce diktat de Charcot va produire des effets négatifs. Dans le manuel de psychiatrie d’Henri Ey, bible des psychiatres depuis cinquante ans, réédité en 2010, on retrouve ce veto de Charcot. Cette parole du Maître va influencer la psychiatrie française pendant plusieurs décennies et l’éloigner de la pratique et de l’étude de l’hypnose.

Charcot meurt le 16 août 1893. Ses élèves se détournent de l’étude de l’hypnose et un seul d’entre eux va continuer à explorer, brillamment, ce domaine. Cet élève « dissident » est Pierre Janet. Brillant clinicien, il va publier un ouvrage remarquable, L’automatisme mental, qui est encore lu et apprécié à notre époque. Il devient en 1930 le premier titulaire de la chaire de Psychologie expérimentale au Collège de France. Lors d’un congrès d’hypnose, il rencontre le savant russe Ivan Pavlov. Ils se lient d’amitié et vont échanger leurs idées par lettre. Janet envoie régulièrement un courrier à son ami russe dans lequel il développe sa théorie d’une hypnose essentiellement psychologique. En retour, il reçoit une lettre de Saint-Petersbourg, dans laquelle Pavlov défend son idée d’une hypnose neurobiologique. Dans la dernière lettre écrite à la veille de sa mort en 1935, Pavlov écrit : « Je regrette de ne pas posséder l’outil qui permettrait de mesurer ce qui se passe entre le cortex et le système limbique ». Il décrivait, avec un demi-siècle d’avance, l’IRM fonctionnelle. L’hypnose pratiquée à notre époque ne garde quasiment rien du travail de Charcot dans ce domaine et utilise en revanche les idées novatrices de Bernheïm et de Janet. Nos regards vont donc se tourner vers l’étranger ou le développement de l’hypnose se poursuit, en partie grâce à … Charcot, Bernheïm et Janet.

Les développements internationaux

Deux pays étudient et développent des recherches sur le phénomène hypnotique, la Russie et les États-Unis. Le 20 janvier 1857 naît dans un petit village du Tatarstan, mille kilomètres au sud est de Moscou, Vladimir Bekhterev. En 1884 nous le retrouvons dans le service de Charcot à Paris, comme médecin stagiaire en neurologie. Il découvre une hypnose nouvelle qu’il met en lien avec sa connaissance de la transe chamanique dans son pays. Il devient un des plus grands médecins du siècle dernier, neurophysiologiste de talent ; il est le premier à décrire la spondylarthrite ankylosante et réalise d’exceptionnelles coupes anatomiques du cerveau. Il développe l’hypnose en Russie et utilise cette technique pour traiter les alcooliques. Vous trouverez sur Internet de merveilleux petits films du début du siècle dernier montrant Bekhterev pratiquant l’hypnose sur des groupes de patients alcooliques. Il réalise un travail de recherche important dans ce domaine, malheureusement passé inaperçu en Occident à cause du rideau de fer. Son compatriote Ivan Pavlov, prix Nobel de médecine va aussi travailler sur l’hypnose. Sa théorie des réflexes conditionnels sera élaborée à partir de travaux réalisés sur des chiens hypnotisés. Nous citons aussi le neurologue Nicolas Dahl qui fut élève de Charcot et de Bernheïm et développa en Russie une hypnose « à la française ». Il réussit à fuir l’URSS en 1925. Pavlov et Bekhterev s’adaptent aux temps soviétiques et contribuent au développement d’un puissant mouvement hypnotique en Russie qui résistera à la tragique période stalinienne et qui est encore actif aujourd’hui. L’hypnose française a renoué des liens avec cet historique courant russe depuis une vingtaine d’années et un congrès franco-russe d’hypnose médicale va se tenir à Saint-Pétersbourg en septembre 2015.

En 1933, aux USA, paraît un livre Hypnosis and Suggestibility écrit par un médecin américain, Clark Leonard Hull. Dans cet ouvrage, Hull décrit une application clinique de l’hypnose mise au service du traitement de la douleur et démontre son efficacité en anesthésie. Il nous indique que son travail est dans la continuité des recherches de Bernheïm. Un de ses élèves, Milton Erickson, va entraîner une révolution en introduisant le concept de suggestions non-directives et en prônant l’utilisation des métaphores pour permettre de résoudre les problèmes présentés par le patient. Il démontre aussi l’importance de la pratique de l’auto-hypnose par le patient. Erickson n’écrit pas d’ouvrage et c’est son dernier élève, Ernest Rossi, qui réunit les principales publications et comptes rendus de congrès auxquels Erickson a participé. Rossi édite les Collected papers de Milton Erickson, quatre volumes qui traduisent la pensée et décrivent la technique du maître de Phœnix. André Weitzenhoffer, professeur de psychologie né en France, exerce à l’université de Stanford aux USA. Il publie en 1953 un livre de référence sur les suggestions hypnotiques, Hypnotism: An Objective Study in Suggestibility. En 1959, il publie en collaboration avec Ernest Hilgard, la première échelle d’évaluation de la suggestibilité à l’hypnose, l’échelle de Stanford.

En France, le livre de Jay Haley, Milton Erickson, un thérapeute hors du commun, Ed. La Méridienne, connaît un grand succès au début des années 1980, alors que deux psychiatres, Jean Godin et Antoine Malarewicz, introduisent cette hypnose ericksonienne dans notre pays. Dans ce ré sumé historique, nous devons mentionner un personnage haut en couleurs, le Docteur Leon Chertok qui développe à la fin des années 1940 une hypnose particulière, assez traditionaliste sur le plan technique et soutenue par un intéressant travail de réflexion et de recherche. Travail développé en détail dans le superbe livre écrit en collaboration avec la philosophe des sciences Isabelle Stengers, Mémoire d’un hérétique, aux éditions la Découverte. En 1991, le philosophe et psychanalyste, François Roustang, publie un livre fondateur, Influence (éditions de Minuit), dans lequel il montre son utilisation raisonnée et passionnée de l’hypnose. Au début des années 2000, le Professeur Pierre Coriat, chef du service d’anesthésie de l’hôpital de la Pitié, ouvrait le premier diplôme d’hypnose médicale. Le Professeur Patrick Hardy, chef du service de psychiatrie de l’hôpital de Bicêtre replaça ensuite l’hypnose dans son berceau originel en créant un diplôme universitaire d’hypnose médicale, ouvert aux médecins et aux psychologues. Actuellement, il existe dix diplômes universitaires d’hypnose en France.

L’histoire scientifique moderne de l’hypnose commence en 1997 avec la publication de Patrick Rainville dans la revue Science et se poursuit depuis vingt ans avec des publications de plus en plus nombreuses qui montrent que James Braid s’était trompé en assimilant l’hypnose à un état de sommeil profond. L’hypnose est un processus qui modifie les fonctions de la conscience, en l’activant et en orientant son action. Treize mille publications sont consacrées exclusivement à l’hypnose et la plupart montrent que ce processus est différent du sommeil, différent aussi du mode de fonctionnement par défaut de la conscience. Ce fonctionnement neurologique serait spécifique de l’hypnose et il devient un champ de recherche passionnant pour les neurologues. Nous sommes peut-être à un nouveau tournant. Le vocable hypnose, dans sa version thérapeutique désuète, lié sur les plans historique et sémantique au sommeil, va être remplacé par un concept plus moderne, en lien avec les découvertes des chercheurs : thérapie par activation de la conscience.

Source : LA LETTRE DES NEUROSCIENCES / PRINTEMPS-ÉTÉ 2015

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