Vous êtes ici : Hypnose bordeaux > les applications de l’hypnosearrêter de fumer  > Le rôle du stress dans la dépendance au tabac

Le rôle du stress dans la consommation de tabac

Beaucoup de personnes fument parce qu’elles pensent que cela les calme. La nicotine, lorsqu’elle est inhalée, libère des endorphines (proche de la morphine), et va ainsi modifier l’humeur et semble étouffer les sentiments de frustration, de colère et d’anxiété.

Gérer le stress pour arrêter de fumer

Sans vouloir être exhaustif sur un sujet aussi complexe que le stress, toutes les études qu’elles soient sociologiques, neuro scientifiques, etc … nous montrent aujourd’hui que :

  • le stress va être un facteur aggravant dans le développement des dépendances
  • la dépendance est un facteur aggravant dans le maintient d’un stress chronique

Séance individuelle

– 1h30 –

Arrêter de fumer / Gérer son stress

Vous souhaitez arrêter de fumer, vous êtes stressés, vous habitez Bordeaux ou sa région, je vous accueille au cabinet médical du 118 au Bouscat.

Certaines personnes fument parce qu’elles se sentent anxieuses et stressées. Le stimulus produit par la libération d’adrénaline de la nicotine dans le corps les aide à calmer leur anxiété, c’est-à-dire à se débarrasser de la sensation intense d’angoisse, de peur, de manque de contrôle qu’ils ressentent dans une situation qui est pour eux très stressante.

En réalité, le tabac n’aide pas à calmer le stress, bien au contraire, et comme certaines études scientifiques l’ont déjà montré, le tabagisme entraîne une augmentation du stress.

Les expériences de stress peuvent être émotionnelles, physiologiques ou en lien avec un parcours de vie traumatisant. Il ne fait désormais aucun doute qu’il existe un lien entre stress et consommation de tabac.

Apprendre à gérer son stress, va parfois être un facteur déterminant dans sa façon d’arrêter de fumer à bordeaux, ou ailleurs…

Différents type de stress

Stress émotionnel : Il est généré par les conflits interpersonnels, la perte de relations, la mort d’un membre de la famille proche et la perte d’un enfant, un licenciement, un divorce …

Stress physiologique : Il est généré par la faim ou la privation de nourriture, la privation de sommeil ou l’insomnie, l’hyper ou hypothermie extrême et les états de sevrage.

Bien que le stress soit souvent connoté de façon négative, il peut cependant parfois être intéressant. Un «bon stress» est déclenché par des défis à relever, quelque chose à réaliser, modérément difficiles ET limités en durée. Ce bon stress va entrainer des réponses (comportements, pensées…) qui vont générer un sentiment de maîtrise et d’accomplissement. Ce bon stress peut alors être perçu comme agréable et excitant.

Ce qu’il est important de comprendre c’est que votre cerveau va toujours rechercher un équilibre. Tout ce qui va venir le déstabiliser va être pris en considération afin de retrouver cet équilibre. Il s’agit là de processus adaptatifs qui ont une finalité : retrouver l’homéostasie (un équilibre).

Cependant, plus le stress est prolongé, répété ou chronique, plus le stress devient incontrôlable, imprévisible. Plus les situations stressantes vont prendre de l’ampleur, plus le sentiment de maîtrise ou d’adaptabilité va s’affaiblir, et plus l’amplitude de la réponse au stress et le risque de dérégulation homéostatique risque de perdurer.

Ainsi, plus vous êtes stressés et moins vous êtes en mesure de retrouver votre équilibre. 

Critères de stress

Le stress est donc la réponse à une une menace – potentielle ou réelle – qui nécessite des changements de comportements immédiats ainsi qu’une modification des comportements futurs.

Notre cerveau va en effet faire l’apprentissage des situations vécues afin d’être :

  • En capacité d’éviter les situations jugées ou vécues comme dangereuses
  • En capacité de réagir de façon plus adaptée la prochaine fois que vous serez confronté à une situation similaire.

 

La perception et l’évaluation du stress va dépendre de plusieurs critères :

  • Le stimulus lui-même. Les personnes ne réagissent pas de la même manière face à une araignée, une agression, un licenciement ou la faim.
  • Les traits de personnalité,
  • La disponibilité de vos ressources internes : capacité physique à faire face à cette situation ou au contraire incapacité (niveau de glycémie, douleurs articulaires, votre état de fatigue…)
  • L’état émotionnel antérieur (y compris vos croyances et vos attentes) : Si vous êtes déjà très en colère contre cette personne bien peu respectueuse, que vous êtes fatigué(e) après une nuit difficile ou si vous êtes heureux(se) de ce que vous venez d’accomplir avec un sentiment de fierté, vous sentez alors intuitivement que vous n’allez pas réagir de la même façon face aux événements qui vont vous presser ou vous inquiéter, non ?
  • L’âge
  • Le sexe
  • L’heure à laquelle se produit l’événement (On parle ici des rythmes – ou des cycles – circadiens)

 

En réponse à un facteur stressant, le corps, le cerveau vont alors modifier leur fonctionnement respectif. Ceci est réalisé grâce à la modulation du fonctionnement neuronal à plusieurs niveaux du système nerveux central – des niveaux qui régissent la prise de décision, l’apprentissage et la mémoire, ainsi que les réponses hormonales, autonomes et émotionnelles.

Influence du stress sur la consommation de tabac

Aujourd’hui il devient évident que les événements négatifs vécus au cours de votre vie sont de nature à éléver le niveau de stress.
Les violences, particulièrement quand elles sont vécues au cours des premières années de vie, la répétition des actes violents, sont de nature à proposer un terrain fertile au stress chronique.

Stress, événement traumatiques et consommation de tabac

Dans la vie d’un enfant, faut-il encore le rappeler, certains événements sont de nature potentiellement traumatisante :

  • Perte d’un parent
  • Divorce et conflit parental
  • Certaine famille monoparentale
  • Le faible soutient parental
  • L’isolement
  • Les violences physiques
  • Les violences émotionnelles et verbales
  • Les violences sexuelles

 

Des preuves accablantes démontrent un risque accru de consommation et d’abus de drogues chez les sujets ayant été victimes de traumatismes et/ou de mauvais traitements.

Au stade adulte, toutes les situations de vie ou les situations dans lesquelles votre système de survie est engagé peuvent produire un état de stress post traumatique :

  • Aggression physique
  • Aggression sexuelle
  • Attentat
  • Accident

Plusieurs études ont également montré une relation significative entre d’une part la prévalence des troubles de l’humeur et de l’anxiété – y compris le trouble de stress post-traumatique (SSPT) – les problèmes de conduite comportementale, et d’autre part le risque important de troubles liés à la consommation de substances.

Neurobiologie du stress dans l’addiction au tabac

La substance responsable de notre dépendance aux cigarettes est la nicotine. Il s’agit d’un composé alcaloïde capable de générer une dépendance . Il atteint le cerveau dans les 10 secondes suivant son inhalation, puis commence à stimuler la production de dopamine . À mesure que le corps s’habitue à certaines doses, celles-ci sont de plus en plus insuffisantes, de sorte que la personne a besoin de consommer plus pour obtenir les mêmes effets.

Le stress va être un facteur aggravant dans cette spirale de la dépendance.

Les réponses physiologiques au stress se manifestent à travers deux principales voies, à savoir :

  • Le facteur de libération de corticotropine (CRF) libéré par le noyau paraventriculaire de l’hypothalamus, qui stimule l’hormone adrénocorticotrophine de l’hypophyse antérieure, qui stimule ensuite la sécrétion de cortisol des glandes surrénales,
  • Le système nerveux autonome (axe HPA), qui est coordonné via les systèmes de la médullaire sympatho-surrénale.

Le CRF a une influence considérable dans la modulation des réponses subjectives et comportementales au stress. En effet, différentes parties du cortex préfrontal médian sont impliquées dans le contrôle et l’inhibition des impulsions, la régulation de la peur, la concentration, l’observation de ses propres comportements, le lien entre ces comportements et leurs conséquences dans le temps, l’examen des différentes alternatives avant d’agir, et enfin des réponses décisionnelles.

Il existe de nombreuses preuves que le GABA inhibiteur et le système de glutamate excitateur sont essentiels pour une réponse adéquate au stress. Les circuits cérébraux GABAergiques et glutamatergiques modulent l’activité de l’axe hypothalamus-hypophyso-surrénalien (HPA), et le stress à son tour affecte les niveaux de glutamate et de GABA dans le cerveau. Le glutamate et le GABA jouent tous deux un rôle important dans le renforcement des effets de la nicotine et le développement de la dépendance à la nicotine. L’exposition chronique à la nicotine facilite la neurotransmission excitatrice au glutamate, et une exposition répétée à la nicotine atténue la neurotransmission inhibitrice du GABA.

Plusieurs études montre également qu’avec l’augmentation des niveaux de stress émotionnels et physiologiques il y a une diminution du contrôle comportemental et une augmentation de l’impulsivité. (nous avons vu que dans la construction de la dépendance au tabac, le trait d’impulsivité était un facteur aggravant dans la spirale de la dépendance).

On observe ainsi que les voies de motivation du cerveau sont des cibles clés des substances chimiques du stress cérébral et fournissent un mécanisme potentiel important par lequel le stress affecte la vulnérabilité à la dépendance. Il est bien connu que les propriétés renforçantes des drogues d’abus impliquent activent des voies dopaminergiques (voir le circuit de la récompense).

L’exposition au stress et les niveaux accrus de glucocorticoïdes augmentent également la libération de dopamine dans le noyau accumbens.

La suppression des glucocorticoïdes par les reins réduit les niveaux de dopamine dans les conditions « normales » (dites basales), à la fois dans les cas de réponse au stress mais également après la consommation de psychostimulants.

Cependant, les niveaux accrus de glucocorticoïdes de façon chronique inhibent la synthèse et le renouvellement de la dopamine dans le noyau accumbens.

Le stress à répétition, en sur-stimulant l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA) et la production de glucocorticoïdes, peut affecter significativement la transmission de la dopamine.

Des études d’imagerie du cerveau humain ont en outre montré que les augmentations du cortisol liées au stress sont associées à l’accumulation de dopamine dans le striatum ventral.

Des nombreuses études scientifiques affirment que le stress influe directement sur le risque de dépendance.

Stress par anticipation d’un arrêt du tabac

Il n’est pas facile d’arrêter de fumer et d’abandonner ce qui peut être considéré comme un rituel «rassurant». Cesser de fumer peut en effet être la source d’un profond sentiment de peur et générer du stress. Alors, comment pouvez-vous surmonter cette peur qui vous empêche d’avancer et de vous débarrasser de cette dépendance ?

Appréhender ses peurs, les identifier et parfois se faire accompagner pour les dépasser : l’hypnose est parmi d’autres méthodes d’accompagnement une possibilité d’accompagner ces peurs, de développer ses facteurs de motivations et d’enrayer le statu quo d’une réflexion souvent sans fin.

On peut dire que la peur est une émotion caractérisée par une réaction intense et désagréable à un danger perçu, présent ou futur, réel ou fruit de son imagination. C’est une émotion fondamentale observée chez les animaux et les être humains.

La peur répond à des menaces ou situations de danger physique ou psychologique qui conduisent à un état émotionnel spécifique, souvent accompagné de réactions physiologiques : frissons, sueurs, douleurs d’estomac, accélération du pouls.

Les témoignages de fumeurs qui souhaitent arrêter de fumer montrent que le projet d’arrêt de fumer génère un sentiment de peur les submerge et qui ralentit le processus d’arrêt. Les raisons de ce sentiment peuvent être les suivantes :

  • Peur de trouver la vie ennuyeuse à cause du manque de cigarettes et du plaisir que ces dernières procurent. Un rapport regrettable est ainsi établi : être privé de cigarettes, c’est être privé de plaisir!
  • Peur de prendre du poids (sevrage et prise de poids sont souvent associés, à tort)
  • Peur d’être stressé, de souffrir de nervosité ou d’angoisse. Les fumeurs perçoivent et utilisent systématiquement les cigarettes comme analgésiques.
  • Peur d’échouer dans le processus d’arrêt. Les fumeurs savent à quel point il est difficile d’arrêter de fumer. Par conséquent, le moyen le plus simple de ne pas échouer est de continuer à fumer.

Il existe de nombreuses craintes qui surgissent lorsque l’on envisage de cesser de fumer. Si, en réalité, elles ne sont souvent qu’une excuse, ces sentiments sont réels et doivent être pris en compte. Ils sont à la fois les résultats et les symptômes d’une dépendance psychologique et physique et c’est pourquoi ils peuvent constituer un véritable obstacle à l’arrêt du tabac.

Plus de cinq millions de personnes meurent chaque année dans le monde des suites du tabac, un chiffre qui, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), pourrait atteindre plus de huit millions de personnes en 2030 si la tendance actuelle se poursuit. Le tabagisme est donc la première cause de décès évitable au monde.

Les experts disent que la vraie crainte est de ne pas pouvoir vivre sans fumer, mais la vérité est que non seulement vous pouvez vivre sans nicotine, mais vous vivez beaucoup mieux sans elle. En plus de faire de grosses économies financières, arrêter de fumer est un excellent bénéfice santé et une garantie de se rapprocher du bien-être.

Soyons clairs, il est bien normal de rencontrer des peurs au moment de prendre la décision d’arrêter de fumer, ce d’autant que tout le monde vous répète à l’envie qu’arrêter de fumer est difficile, que les rechutes sont inévitables, que la sensation de manque est très difficile à gérer…  et vous avez déjà lu, vu ou entendu ce type de message des centaine de fois, des milliers de fois peut-être…

Penser à une peur future va créer une vérité physiologique pour vous, un stress, stress qui va alors continuer à alimenter l’envie de fumer… Gérer le stress avec l’hypnose, l’EMDR, la méditation vont être les piliers de l’accompagnement que je vous propose afin de travailler sur tous ces aspects du stress et sortir de cette boucle infernale pour la plupart d’entre vous.

Etudes scientifiques sur le stress et la consommation de tabac

Stress chronique, consommation de drogues et vulnérabilité à la toxicomanie

Le stress est un facteur de risque bien connu dans le développement de la dépendance et la vulnérabilité aux rechutes de dépendance. Une série d’études épidémiologiques et basées sur la population ont identifié des facteurs de stress spécifiques et des variables au niveau individuel qui sont prédictifs de la consommation et de l’abus de substances. (voir l’étude)

Stress et toxicomanie : une interaction dynamique des gènes, de l’environnement et de la consommation de drogues

Des éléments de preuve convergents indiquent que le stress augmente le risque de comportements addictifs. Le stress au début de la vie et la maltraitance envers les enfants, l’adversité chronique cumulative, les traumatismes majeurs de la vie, l’émotivité négative, les traits de recherche d’impulsivité / sensation, sont chacun associés à un niveau croissant de consommation et d’abus de drogues. (voir l’étude)

Le stress est un facteur principal qui favorise l’usage du tabac chez les femmes

Les preuves cliniques suggèrent que les femmes sont plus sensibles aux troubles anxieux et sont plus susceptibles de fumer pour faire face au stress que les hommes. Pendant l’abstinence tabagique, les femmes éprouvent une anxiété plus intense que les hommes et signalent que les effets réducteurs d’anxiété du tabagisme sont la principale raison de leur consommation continue de tabac et de leurs rechutes. (voir l’étude)

Stress psychosocial et persistance, arrêt et rechute du tabagisme sur une période de 9 à 10 ans

Le stress élevé dans les deux évaluations était associé à une plus grande probabilité de tabagisme persistant pour les facteurs de stress liés aux relations, aux finances, au travail, aux inégalités perçues, aux problèmes familiaux de l’année précédente et à un score résumé. Parmi les répondants qui étaient des fumeurs au départ, un stress élevé aux deux moments pour le stress relationnel, l’inégalité perçue et les problèmes familiaux de l’année dernière étaient associés à près du double des probabilités de ne pas arrêter de fumer. (voir l’étude)

Le stress quotidien comme lien entre désavantage et tabagisme : une étude d’évaluation momentanée écologique

Les résultats suggèrent que l’expérience du stress quotidien pourrait fonctionner comme un facteur possible reliant le désavantage social et le tabagisme. De plus, les résultats corroborent les constatations antérieures selon lesquelles le désavantage social est associé au stress perçu… Du point de vue de l’intervention, il est important d’examiner le lien entre le stress et le tabagisme, car le tabagisme est considéré comme une réponse d’adaptation inadaptée au stress… (voir l’étude)

Les différences individuelles dans la libération de dopamine induite par le stress dans le noyau accumbens sont influencées par la corticostérone.

Des expériences stressantes, des hormones glucocorticoïdes et des neurones dopaminergiques semblent interagir pour déterminer une propension plus élevée à développer une toxicomanie.(voir l’étude)

La construction de l’addiction au tabac

La construction de l’addiction au tabac

Vous êtes ici : Hypnose bordeaux > les applications de l'hypnose > arrêter de fumer  > la construction d'une addictionL’addiction est le fait de s’abandonner à une habitude négative au détriment de toute autre considération ou préoccupation. La présentation...

Arrêter de fumer avec l’hypnose

Arrêter de fumer avec l’hypnose

Vous habitez Bordeaux ou sa région et vous souhaitez vous libérer du tabac : demandez vous combien de fois avez-vous essayé d’arrêter de fumer sans succès ? L’hypnose permet de se libérer du tabac.

Ne prenez pas le temps de lire cet article !

Ne prenez pas le temps de lire cet article !

Vous êtes ici : Hypnose bordeaux > Applications de l'hypnose >  Gestion du stress à Bordeaux > Prendre le tempsVous n’avez plus de temps, vous avez des choses à faire, des choses à penser et il est trop tôt pour vous autoriser à prendre du temps.Les urgences...

Gérer le stress avec l’hypnose

Gérer le stress avec l’hypnose

La gestion du stress est une demande très forte en cabinet. Vouloir baisser son niveau de stress, mieux appréhender des situations de stress chronique, voire en sortir, font régulièrement parti du travail en hypnose.

Le stress

Le stress

Vous êtes ici : Hypnose bordeaux > Applications de l'hypnose > Gestion du stress à Bordeaux > Le stressL'Organisation Mondiale de la Santé a classé le stress comme l'"épidémie de santé du 21ème siècle", notant une augmentation de la souffrance liée au stress...