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Gérer sa colère avec l’hypnose

L’hypnose dans l’accompagnement de la régulation de la colère

La colère est l’une de nos six émotions fondamentales définies par Darwin et admises depuis par l’ensemble de la communauté scientifique, au même titre que la joie, la tristesse, la surprise, la peur et le dégoût. Paul Ekman a prouvé par la suite que chacune de ces six émotions revêtait trois caractéristiques immuables : elles sont innées, ressenties et reconnues par tout le monde.

réguler la colère avec l'hypnose

Certains accès des colère nous envahissent, nous inquiètent. Les sensations qui accompagnent la colère peuvent être extrêmement intenses et débordantes, ce qui la rend parfois pénible et compliquée. L’apaiser semble quelques fois impossible. Un travail d’accompagnement est le plus souvent nécessaire pour la comprendre et la réguler.

L’hypnose, l’EMDR, la mindfullness, mises en complémentarité offrent, le plus souvent, des possibilités de réguler la colère.

Séance individuelle

– 1h30 –

Réguler la colère

Certaines colères vous envahissent, vous dépassent, vous habitez Bordeaux ou sa région, je vous accueille au cabinet médical du 118 au Bouscat.

Définition de la colère

La colère (ou la rage) est un état émotionnel intense impliquant une forte réaction inconfortable et non coopérative à une provocation, une blessure ou une menace perçue.

La colère est une émotion primaire qui traduit l’insatisfaction. C’est une émotion fondamentale pour l’adaptation des êtres humains à leur environnement. Ainsi, sans une dose de colère naturelle, il n’y aurait pas de survie car elle est la réaction qui nous alerte qu’une limite est franchie. C’est également une émotion partagée : 91% des scientifiques reconnaissent la colère comme une émotion universelle.

Une personne en colère subira souvent des effets physiques : augmentation de la fréquence cardiaque, pression artérielle élevée, niveaux accrus d’ adrénaline et de noradrénaline .

Elle est liée à la réponse de «combat, fuite» du système nerveux autonome qui mobilise dans le cas de la colère le système spinal sympathique : il prépare les humains à se mettre en mouvement, à mobiliser leur énergie afin de répondre aux stimulations proposées par le contexte ressenti comme menaçant.

Bien sûr la colère, trop fréquemment mobilisée, peut nuire aux relations sociales. A long terme elle peut être délétère pour les corps. Ainsi, la libération prolongée des hormones de stress qui accompagnent la colère peut détruire les neurones dans les zones du cerveau associées au jugement et à la mémoire à court terme, et peut affaiblir le système immunitaire.

Lorsque nous sommes en colère, il est possible d’éprouver d’autres sentiments tels que de la peur ou du dégoût pour la personne ou la chose qui vous empêche d’atteindre votre objectif. Si, dans ses apprentissages primaires, certaines personnes ont appris que la colère est négative, mauvaise, ridicule, que leurs colères ont été réprimées, elles pourraient ressentir de la honte d’avoir ressenti cette émotion, se sentir embarrassées. Si cette colère amène à réagir ou agir de façon inappropriée, des regrets peuvent être ressentis.

Colère comme émotion de substitution

La colère peut également être une émotion de substitution. Certaines personnes, consciemment ou inconsciemment, se mettent en colère pour ne pas ressentir de douleur, masquer une émotion de tristesse ou de peur.

Être en colère plutôt que d’être en contact avec des émotions plus douloureuses peut être une stratégie d’évitement. Les personnes en colère, lorsqu’elles orientent la réponse vers ceux qui sont à l’origine de leur souffrance (quand l’origine de cette colère est identifiée) focalisent leur attention sur l’autre plutôt que sur ce qu’elles ressentent. Elles sont par le fait temporairement protégées d’avoir à reconnaître et à gérer leurs sentiments réellement problématiques ou douloureux. Se mettre en colère peut, dans certains cas, nous aider à cacher la réalité d’un sentiment de vulnérabilité.

Dans le même temps, plus particulièrement pour les hommes dont l’expression de la colère est sociétalement plus acceptable que pour les femmes, la colère peut proposer une posture de droiture, de pouvoir, de supériorité physique ou morale. Etre en colère pour la cause, se battre pour des idées, peut être la manifestation d’une attention diriger vers “l’autre” voire, vers “le monde”.

Colère, une émotion sociale

La colère est une émotion sociale.

Intimidation

Elle peut en effet agir comme un mode d’intimidation. Cette fonction essentielle à la cohésion d’un groupe social permet d’éviter, la plupart du temps, le combat. La lutte est un procédé couteux en énergie et à l’issue parfois incertaine. Si la colère prépare au combat, elle permet également de le rendre inutile en intimidant l’autre. Le conflit se règle alors par un processus chez l’autre de soumission ou d’évitement.

Valeurs

Nous possédons tous un système de valeurs ou de règles qui nous font juger qu’une action est souhaitable, acceptable, normale, anormale, choquante voire scandaleuse. Ce système, bien qu’en mouvement tout au long de notre vie, se développe dès l’enfance dans l’apprentissage des règles et de la morale. Les valeurs varient d’une culture à l’autre, d’une époque à l’autre, d’une famille à l’autre… (voir les valeurs)

Aussi, si la colère est une des réponses adaptatives à un danger physique, elle peut également prendre racine dans la menace de l’intégrité de ses propres valeurs (la justice, l’amour, la liberté, la bienveillance, le pouvoir, la sécurité, l’hédonisme, la paix…). Des personnes, des proches, des institutions peuvent entrer en conflit de valeurs et devenir la cible des colères.

Dans le cadre de la colère, nous avons en effet toujours une cible. La colère est toujours orientée vers quelque chose ou quelqu’un (si ce n’est nous-même). Faire face à une menace peut nous amener à réagir, sur-réagir, frapper, à éliminer l’objet source de la colère. Se pose alors la question de savoir si cette colère est justifiée ou justifiable. Si les personnes en colère ont le plus souvent le sentiment que leur colère est justifiée, il arrive qu’elle ne soit pas perçue comme telle par d’autres. Un juge ou un jury pourraient ne pas le voir de cette façon et condamner, un conjoint pourrait mettre fin à une relation, un employeur mettre fin à un contrat, un entraineur mettre sur le banc de touche …

L’apprentissage social de l’expression de la colère

Des valeurs inculquées depuis notre prime jeunesse, toutes ces émotions de base (la peur, la joie, la colère…) ont été plus ou moins bien canalisées dans notre enfance. Les parents, l’entourage, les figures d’autorité, l’éducation prodiguée par des institutions nous apprennent à rendre ces émotions acceptables, ou non. Ces différents apprentissages nous permette d’exprimer plus ou moins librement nos émotions.

Si certains savent aujourd’hui contrôler leur colère, d’autres, mis à mal, humiliés, ignorés, trahis, battus ou ayant reçu ne éducation rigide, intransigeante, brutale, tout en étant dans l’incapacité de mettre fin à ces difficultés dans l’enfance, peuvent ressentir une rage énorme. Si dans un cadre de vie avec des adultes référents (les caregivers) défaillants, incontrôlés, colériques, voire violents, il était inacceptable ou dangereux d’exprimer n’importe quel type de colère, il est probable que la saine expression de la colère, sa juste régulation, ne fasse pas partie de la gamme de capacités intrinsèquement portées par la personne victime de ce type d’éducation.

Ce type de parcours nécessite un accompagnement spécifique, une dynamique d’accompagnement spécifique, des techniques d’hypnose ou hypno-imaginative spécifiques. La rage portée par certaines personnes est telle qu’elle finit par leur faire peur, créant régulièrement des cycles de colère, suivis de cycles de honte, de culpabilité.

Certaines croyances, elles aussi issues de l’éducation, comme “on te voit”, “ne te fait pas remarquer”, “tu nous fais honte”, “les filles ne se mettent pas en colère”, “tu es ridicule”, à force de répétition, peuvent avoir des conséquences importantes quand au regard de l’autre, à sa propre capacité d’engager ses émotions qui ont été réfrénées sur l’autel de l’apparence sociale (de l’image).

Accompagner la colère avec l’hypnose

Note cerveau tisse des liens, établit des associations d’idées, des regroupements d’informations en fonction du contexte et des émotions ressenties.

Pour les personnes sévèrement touchées, voire traumatisées, il est caractéristique d’avoir des sentiments violents de colère, de rage, de haine et de vengeance, particulièrement si d’autres êtres humains ont été la cause de ces difficultés. Dans une expérience de vie où nous nous sommes sentis en danger, dans une volonté de combattre sans (le plus souvent) y être parvenu, notre cerveau aura tendance à généraliser cette expérience à tout ce qui peut y ressembler.

L’hypnose permet de travailler sur ses émotions, sur leur acceptation, sur leur régulation.  Le travail va souvent consister à comprendre sa (ou ses) colère, à la réguler, s’en libérer, s’en affranchir quand elles ne sont plus utiles ou ne sont pas en adéquation avec nos souhaits et nos désirs.

Il est tout à fait normal de ressentir de la colère, de se mettre en colère, si quelqu’un nous fait du mal intentionnellement. C’est une manière de se protéger contre cette personne, de mettre de la distance. En revanche lorsqu’elle s’exprime de façon disproportionnée au regard de la situation factuelle, si ces colères perdurent, elles sont alors source de désagréments, de distanciation sociale, parfois de luttes internes intestines. La colère qui s’exprime dans le “ici et maintenant” est mélangée avec des colères vécues dans le passé, et qui continuent d’envahir le champs de conscience au quotidien.

Pour les personnes les plus en difficulté, consécutivement à un environnement familial insécurisant dans la prime jeunesse, le travail avec la colère va pouvoir prendre différentes formes. Il existe plusieurs raisons à la chronicisation de la colère et de l’hostilité. Les difficultés rencontrées dans l’enfance, lorsqu’elles sont trop importantes, sont en soi suffisantes pour générer une rage chez n’importe qui, réaction de défense naturelle de combat. Sans aide nécessaire pour apprendre à réguler ou exprimer sainement la colère, elle s’installe, se répète, ou s’inhibe.  Aussi longtemps que la réaction de combat ne sera pas résolue, la colère restera chronique.

Notons cependant que les parties de nous en colère ne sont pas nécessairement hostiles. Si elles peuvent nous faire peur, nous donner l’idée que nous sommes mauvais, elles peuvent aussi nous protéger, ou protéger une autre partie de nous-même plus en difficulté. Elle peuvent également apprendre à réagir différemment, souvent après qu’elles aient été accueillies en accompagnement.

Il arrive régulièrement qu’un travail préalable soit nécessaire pour traverser, rencontrer ses colères : trouver les ressources, développer des capacités, changer son regard sur cette colère afin de trouver des axes de détente sereine et sécurisante, des axes de socialisation, voire de trouver une paix intérieure.

C’est dans l’action que va se renforcer le sentiment d’autonomie, de fierté, la confiance en soi, l’estime de soi, la capacité à se relâcher sereinement, à créer du lien. Tels seront les axes de travail lors de notre accompagnement en hypnose.

Faire de ses colères une force, un moteur plutôt qu’une faiblesse ou une honte, peut être l’enjeu d’un accompagnement. Désapprendre ses colères, déconstruire des enchaînements émotionnels devenus automatiques, et reconstruire une nouvelle vision, un nouveau chemin, un nouveau possible nous permet d’agir et d’interagir avec le monde de la meilleure façon possible.

Les caractéristiques de la colère

Le message de la colère

La colère est vécue à l’égard de ce qu’on identifie, à tort ou à raison, comme étant “responsable” de notre frustration. On éprouve donc de la colère envers “l’obstacle” à notre satisfaction.

C’est sur cet aspect que la colère se différencie fondamentalement de la tristesse (qui elle aussi traduit une frustration). Dans la tristesse, on est directement en contact avec le manque lui-même, alors que la colère est une réaction à la cause de la frustration.

C’est dans cette émotion que nous trouvons la force de définir nos limites et protéger notre territoire.

Le message principal de la colère est: «Écartez-vous de mon chemin!».

Les déclencheurs de la colère

Nous sommes tous en colère contre les mêmes choses. Néanmoins les différences interindividuelles montrent que nous ne régissons pas de la même manière et cultivons chacun, à travers son expérience de vie, ses propres déclencheurs :

  • Etre empêché : si l’interférence est délibérée, la colère peut être plus forte et peut être ressentie envers soi-même (pour ne pas pouvoir lever l’obstacle)
  • L’ injustice
  • Etre menacé dans son intégrité physique ou morale. Ex : quelqu’un essayant de nous blesser ou de blesser un être cher physiquement ou psychologiquement
  • Etre témoin ou au contact de la colère d’une autre personne : l’un des gros problèmes de la colère est qu’elle réveille chez l’autre une émotion similaire.
  • La trahison, l’abandon, le rejet

Expression faciale de la colère

Dans la colère, les sourcils descendent, les yeux brillent, et il y a un rétrécissement des coins des lèvres.
Pour la plupart, la colère est exprimée de deux manières : si elle n’est pas contrôlée, la colère peut même générer un rugissement ou un hurlement. Dans une moindre mesure, les paroles peuvent avoir une dynamique “guerrière”.

L’intensité émotionnelle de la colère

Selon l’importance de l’insatisfaction, la colère prend différentes intensités et diverses identités. Pour n’en nommer que quelques-uns, disons que le mécontentement et l’irritation, la contrariété se situent à une extrémité, alors que la rage et la fureur sont près de l’autre extrémité.

de la colère à la rage

Divers genres d’insatisfactions s’expriment à travers une gamme d’émotions de colère, reflétant leurs particularités. La rage, par exemple, est déclenchée en partie par l’impuissance à se soustraire à la situation non désirée. La révolte est spécifique aux situations d’injustice. Plusieurs émotions traduisant de la colère sont  dites composites : le mépris, la jalousie, le dépit, la rancune, etc …

Les principaux circuits neurohormonaux de l’agressivité (colère)

Les circuits neurohormonaux de l’agressivité sont les premiers à se développer chez le nouveau-né. Ils favorisent l’émergence d’une première émotion, la colère. Elle permet au nouveau-né d’exprimer ses besoins physiologiques par des cris et des pleurs et ainsi d’alerter l’adulte responsable. Une fois le besoin satisfait, l’équilibre est rétabli. Au tout début de sa vie, c’est le seul moyen que possède le nouveau-né pour communiquer sa douleur. Il est totalement dépendant des autres. A travers cette première expression émotionnelle le nouveau né fait l’apprentissage de l’expression de ses besoins, exprime ses besoins de survie, et marque ses premières affirmations.

Selon Welker (2012), à deux mois il y a un haut signal de myélinisation des parties postérieures des capsules internes et du pédoncule cérébelleux. À trois mois, la myélinisation est complète dans la capsule interne et se continue dans la matière blanche cérébelleuse profonde et dans la substance blanche sous-corticale. À quatre mois, le corps calleux est myélinisé de la région antérieure à la région postérieure.
Ainsi, les premières connexions deviennent fonctionnelles entre le thalamus et le système limbique. Le thalamus qui reçoit l’information à partir des différents cortex associatifs la transmet à l’insula antérieure (un centre d’évaluation des états viscéraux) et au cortex somatosensoriel secondaire (un centre de l’évaluation de la douleur physique). Ces deux structures sont en étroite relation.

Selon l’intensité du signal d’une ou de ces deux structures, l’amygdale – souvent désignée comme le signal d’alarme – va être activée et enclenchera, en passant par l’hypothalamus, une réponse motrice.

Panksepp (1998) décrit que les connexions du circuit neuronal de la rage passent de l’amygdale à l’hypothalamus médian puis au mésencéphale (substance grise périaqueducale, PAG) qui enclenche une réponse motrice automatique. Lorsqu’un besoin physiologique n’est pas comblé, Lacombe (2007) précise que l’amygdale va commander à l’hypothalamus, en passant par le mésencéphale (PAG), l’activation du système sympathique (augmentation de la pression sanguine, transformation des lipides en glucides, etc.). Celui-ci, à son tour, via les fibres préganglionnaires, va faire produire de l’adrénaline dans les médullo-surrénales pour une réponse comportementale rapide, telle que la lutte ou la fuite, afin de combler ce besoin physiologique insatisfait.
Ces voies noradrénergiques périphériques, prédominant dans ces circuits, sont à la base de la colère. Elles sont contrebalancées par les voies cholinergiques du système nerveux parasympathique. C’est ainsi qu’apparaît un premier niveau d’équilibre. En effet, lorsqu’il entre en fonction, le système parasympathique, connu comme le frein, permet de récupérer, de refaire des réserves et par conséquent, de rétablir l’homéostasie.

Les réponses et expressions comportementales de la colère

Les traductions comportementales de la colère se déclinent en différents registres :

  • L’étouffement – l’impossibilité d’exprimer sa colère jusqu’à l’éliminer de façon pure et simple
  • L’auto-agressivité : la colère s’exprime contre soit-même plutôt que vers l’objet source de la frustration ou de violence
  • L’évitement : La colère est dirigée vers autre chose que le but initial
  • L’explosivité : l’expression d’une colère poussée à l’excès, disproportionnée en rapport au contexte et aux faits, menant quelquefois à la violence verbale ou physique
  • La saine expression de la colère : Poser une limite claire, ferme, sans nécessité de se justifier a priori.

Dans l’expression de la colère, les réactions ont des signatures différentes dans le cerveau :

  • Réprimer : juger, gronder
  • Râler : grommeler, maugréer
  • Etre agressif : se laisser aller à une certaine forme de violence, menaçant
  • Contester : être en désaccord de façon plus ou moins permanente, discuter, négocier
  • insulter : humilier, grogner, crier, hurler
  • Se battre : se quereller

Le cerveau peut réactiver ces réactions à des échelles d’intensité variables si les situations entrent en résonance avec un traumatisme ancré, “appris” plus tôt dans sa vie.

Les études scientifiques sur la colère et l’hypnose

Le sentiment de colère : des réseaux cérébraux aux expressions linguistiques

Un «sentiment» est une construction fondamentale dans les sciences comportementales et neurobiologiques englobant un large éventail de processus mentaux et d’expériences individuelles, dont beaucoup sont liés aux aspects homéostatiques de la survie et de la régulation optimale de la vie ( Buck, 1985 ; Damasio et Carvalho, 2013 ; LeDoux , 2012 ; Panksepp, 2010 ; Strigo et Craig, 2016 ). Le sentiment de colère est assez spécifique et pratiquement universel, mais il reste l’une des émotions de base les moins étudiées ( Ekman, 2016). La provocation, un stimulus perçu comme menaçant ou aversif, est un activateur courant de la colère. Indépendamment de la provocation et des déclencheurs situationnels (par exemple, menace perçue, traitement injuste), la colère est exprimée en états internes distincts qui peuvent se propager et s’intensifier dans une boucle de rétroaction positive (voir l’illustration de la figure 1 ). Contrairement au seul recours à l’agression pour mesurer l’antagonisme chez d’autres mammifères, les humains montrent de multiples expressions non verbales et verbales qui peuvent être facilement reconnues en soi et par les autres comme de la colère. (voir l’étude).

La colère en tant qu’émotion de base et son rôle dans la construction de la personnalité

La colère est probablement l’une des émotions de base les plus débattues, en raison des difficultés à détecter son apparition au cours du développement, sa signification fonctionnelle et affective (est-ce une émotion positive ou négative?), en particulier chez l’homme. Les comportements accompagnés de colère et de rage servent de nombreux objectifs différents et les nuances des comportements agressifs sont souvent définies par le cadre symbolique, culturel et les contextes sociaux. Néanmoins, les progrès récents de la recherche neuroscientifique et développementale, ainsi que de la recherche psychodynamique clinique, offrent une nouvelle vision du rôle de la colère dans l’information et l’orientation de nombreux aspects des conduites humaines. (voir l’étude)

Sensation viscérale et émotion : une étude utilisant l’hypnose

L’hypnose peut être utilisée pour étudier l’effet de différentes émotions sur la motilité du tractus gastro-intestinal. Des études ont démontré que la colère et l’excitation augmentaient la motilité colique tandis que le bonheur entraînait une réduction. Le but de cette étude était d’étudier l’effet de l’émotion induite par hypnose sur la sensibilité viscérale de l’intestin. (voir l’étude)

Hypnothérapie consciente pour réduire le stress et augmenter la pleine conscience

L’hypnose et la pleine conscience ont été reconnues comme étant «un mariage naturel avec d’excellentes perspectives» (Lynn, Barnes, Deming, & Accardi, 2010 , p. 217.) en raison de leur compatibilité théorique substantielle et de leur chevauchement phénoménologique et physiologique (Forte, Brown, & Dysart, 1987 ; Grant, 2012 ; Lynn, Malaktaris, Maxwell, Mellinger, & van der Kloet, 2012 ; Lynn, Surya Das, Hallquist, & Williams, 2006 ; Sabourin, Cutcomb, Crawford, & Pribram, 1990 ; Walrath & Hamilton, 1975 ). La pleine conscience est définie comme «prêter attention d’une manière particulière; exprès, dans le moment présent, sans jugement» (Kabat-Zinn, 1994, p. 4.), alors que l’hypnose est définie comme «un état de conscience impliquant une attention focalisée et une conscience périphérique réduite caractérisée par une capacité accrue de réponse à la suggestion» (Elkins, Barabasz, Council, & Spiegel, 2015 , p. 6). Grover, Jensen, Patterson, Gertz et Day ( 2018 ) affirment que le processus thérapeutique ciblé peut être une différence fondamentale entre les interventions basées sur la pleine conscience et l’hypnose. (voir l’étude)

L’ hypnose clinique , une modalité esprit-corps efficace pour les adolescents ayant des plaintes comportementales et physiques

L’hypnose clinique peut être utilisée par les prestataires de soins de santé pour enseigner aux adolescents les capacités d’adaptation pour faire face à une grande variété de conditions telles que les maux de tête chroniques, les douleurs abdominales récurrentes, l’anxiété, la dépression, le deuil, les phobies, la colère, les facteurs de stress familiaux, le sommeil. (voir l’article)

Traumas de l’enfance : un aperçu

Les traumatismes de type II comprennent le déni, l’engourdissement, la dissociation et la rage. Les conditions de croisement surviennent souvent après des décès soudains et choquants ou des accidents. (voir l’article)

Hypnose éricksonienne et méditation de pleine conscience : vers une médecine comportementale en néphrologie.

L’utilisation de la médecine comportementale, comme l’hypnose éricksonienne et la méditation de pleine conscience, dans les soins aux patients est en augmentation. La prévention de la dépression, la gestion du stress, de la douleur et des émotions comme la colère, la culpabilité et la honte, sont importantes chez les personnes qui souffrent. (voir l’article)

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