La boulimie, l’hyperphagie

L’accompagnement de l’adulte boulimique à Bordeaux

Il n’existe pas de source officielle relativement au nombre de personnes concernées par la boulimie en France. Les estimations font état de 3 à 5% de la population générale, soit près de 2 millions de personnes. C’est un phénomène courant, entravant, générateur de mal-être et souvent mal connu.

boulimie à Bordeaux avec l'hypnose

La boulimie est le plus souvent ressentie comme une lutte contre soi-même. La souffrance qui sous-tend ce type de comportement est généralement mal perçue et peut véritablement plonger les personnes concernées dans un profond désarroi.

L’hypnose, quelques éléments de la pleine conscience, l’EMDR, l’accompagnement de type systémique tel que proposé par l’école de Palo Alto qui fait référence en la matière, offrent le plus souvent des résultats intéressants sur ce type de thématique, permettant de travailler sur les émotions au cœur des problématiques de la boulimie avec ou sans vomissement.

José Colleatte

José Colleatte

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Ma vision de l’hypnose
Mon code de déontologie

Séance individuelle

– 1h30 –

Hypnose – boulimie

Vous êtes boulimique, vous habitez Bordeaux ou sa région, je vous accueille au cabinet médical du 118 au Bouscat.

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Boulimie ou hyperphagie

La boulimie avec ou sans crises de vomissement

Si par certains aspects la boulimie ou l’hyperphagie peuvent s’apparenter à des addictions, il est évident que l’accompagnement de ce type de problématiques ne permet pas d’agir comme avec la plupart des autres addictions. Se nourrir étant un besoin fondamental, il n’est donc jamais question de ne plus pouvoir consommer le produit objet de l’addiction. Les voies de passage sont alors plus étroites, les équilibres plus délicats à trouver, et c’est bien souvent un accompagnement de fond qui est nécessaire pour les personnes effectuant des crises de boulimie. (à Bordeaux, en cabinet d’hypnose c’est une demande récurrente).

Dans notre société de plus en plus exigeante, la pression est mise sur la performance, sur l’image que nous renvoyons au monde, aux autres. Les publicités nous vantent les bienfaits d’un corps parfait et d’une nourriture rassurante, socialisante… Les réseaux sociaux ouvrent une fenêtre très particulière sur le monde, une fenêtre dans laquelle chacun ne s’affiche qu’au meilleur de sa forme, souriant… Tout en sachant que ces représentations sont fausses, cette incessante exposition à des images parfaites finissent le plus souvent par nous toucher dans l’image que nous entretenons avec nous-même.

Les parcours d’enfance difficiles, le rapport au stress en général et, dans certains cas, le rapport plus ou moins délicat avec des dirigeants, des collaborateurs, des enfants, des parents, des conjoints … amenuisent encore cette image que nous avons de nous-même… Quand l’estime de soi, la confiance en soi sont entamées, et afin de s’adapter, de faire face aux exigences du quotidien, de tout simplement survivre parfois, certains d’entre nous se tournent vers des mesures drastiques et inopportunes pour essayer de changer leur corps, essayer d’endiguer le flux émotionnel ingérable, voire insupportable que notre vie nous propose quelquefois.

S’il est évident que personne ne veut développer un trouble de l’alimentation, la mise en œuvre d’expérimentations et de comportements alimentaires désordonnés, souvent source de réconfort dans un premier temps, peut dégénérer en une habitude, puis en un mode de vie entraînant notre dynamique globale vers une spirale qui semble sans fin : un sentiment fort de solitude et d’incompréhension.

Définition de la boulimie ou hyperphagie boulimique ?

La boulimie est dérivée du grec “bous” (βοῦς), qui signifie bœuf et “limos” (λιμὸς) qui signifie faim. La boulimie est donc la sensation d’avoir une faim de bœuf, ou de vouloir manger un bœuf (avoir une faim de loup).

La boulimie (ou boulimie nerveuse) est un trouble du comportement alimentaire caractérisé par des épisodes d’hyperphagie boulimique (consommer beaucoup de nourriture rapidement) suivis, ou pas, d’un comportement compensatoire, le plus souvent des vomissements ou des purges (laxatifs, sport à outrance, jeûne …).

Si les crises alimentaires sont suivies de purges ou de comportements de compensation, on parle bien de boulimie.

Quelle est la différence entre l’hyperphagie et la boulimie ?

Seul un psychologue ou un médecin peut poser le diagnostic de boulimie, boulimie nerveuse, boulimie hyperphagique ou hyperphagie. L’hypnologue (ou praticien en hypnose) n’établit pas de diagnostic. Je suis accompagnant, je suis là pour vous guider et s’il arrive que le travail sur vous, sur vos émotions puisse avoir des effets thérapeutiques indirects, je ne suis ni médecin, ni psychologue, ni psychiatre, ni psychothérapeute. Dans la pratique, je ne cherche pas à supprimer un symptôme, mais à agir sur les mécanismes inconscients qui sont à l’origine d’une problématique.

L’hyperphagie

  1. Manger, dans une période de temps limitée, une quantité de nourriture qui est certainement plus importante que ce que la plupart des gens mangerait dans une période de temps similaire, dans des circonstances similaires.
  2. Le sentiment de manque de contrôle sur l’alimentation pendant l’épisode de crise (comme la sensation de ne pas pouvoir s’arrêter).

D’une manière générale et sans entrer dans les critères diagnostiques, l’hyperphagie est caractérisée par une prise importante de nourriture en un temps court, sans ressentir de sensation particulière de faim.

Les personnes en prise avec l’hyperphagie présentent la plupart du temps une surcharge pondérale, voire une obésité.

La boulimie

Ce qui distingue la boulimie de l’hyperphagie est la mise en place de comportements compensatoires. La boulimie est elle aussi une prise rapide de nourriture en un temps court, sans sensation particulière de faim, mais avec la mise en place de systèmes compensatoire tels que le jeûne, le régime, les régimes, le sport, la prise de laxatifs ou les crises de vomissements.

Les personnes aux prises avec la boulimie peuvent présenter une insuffisance pondérale ou une surcharge pondérale, mais se situent assez souvent dans une fourchette de poids normale. Pour cette raison, contrairement aux signes plus graves de perte de poids liés à l’anorexie, de nombreuses personnes atteintes de boulimie peuvent passer inaperçues. Pourtant, elles souffrent toujours de la peur intense de prendre du poids, de la honte de ne pas pouvoir arrêter de manger et d’un sentiment constant de chaos semblable à ce que décrivent les toxicomanes.

Notant que le taux de dépression est significativement plus élevé chez les personnes boulimiques que dans la population moyenne, certains ont avancé que l’une des raisons pour lesquelles les gens mangent avec frénésie est que leur corps cherche à augmenter les niveaux de sérotonine par l’apport de glucides.

Les crises de vomissement

Selon G. Nardone, la définition traditionnelle de la boulimie met l’accent sur la compulsion alimentaire et considère le vomissement comme un symptôme secondaire au même titre que les autres formes de purgatif. Au contraire, selon lui et son équipe de recherche, leur définition du vomissement met en valeur l’ensemble du processus qui s’étend du fantasme préliminaire à la compulsion alimentaire, jusqu’au comportement purgatif final.

Le plaisir ne vient pas de la nourriture (comme pour les autres types de boulimie), mais des vomissements ritualisés. En effet, lorsque le cycle de manger et de vomir se répète en permanence, il devient un rituel de plus en plus agréable. Le vomissement intentionnel après avoir mangé perd la portée initiale de la perte de poids et gagne l’objectif de ressentir des sensations de plaisir écrasantes.

Notre corps est conçu pour se protéger des poisons en éliminant les toxines par les vomissements tout en conservant les ressources. Lorsque nous vomissons, notre corps libère un tranquillisant naturel appelé vasopressine, qui retient l’eau dans le corps, resserre les vaisseaux sanguin. L’effet de la vasopressine dure environ 20 minutes et nous fait nous sentir mieux. Sur le plan neurologique, la vasopressine n’est pas très différente de la prise d’un médicament opiacé. Les gens peuvent devenir accros à la qualité anesthésiante du soulagement et avoir besoin de plus grandes quantités pour obtenir le même effet.

Toujours selon G. Nardone, le vomissement est considéré comme un trouble prédominant et non comme un trouble accessoire et propose un mode d’intervention spécifique pour concentrer dans un premier temps une réponse à ce comportement AVANT d’entamer un accompagnement à propos des comportements alimentaires. Selon lui, les interventions techniques qui se sont avérées efficaces sur la boulimie sont sans effet lorsqu’elles sont appliquées à des sujets souffrants de symptômes de vomissement.

Les crises de frénésie, le binging

crise de boulimieIl existe généralement un rituel dans l’art d’effectuer une crise. Souvent bien à l’abri des regards, le choix se porte sur des aliments souvent riches en gras et/ou en sucre. Saucisson, chips, cacahuètes, frites, pâté, rillettes, fromage pour les uns ou plutôt pâte à tartiner, brioche, bonbons, glace, confiture, biscuits, chocolats pour les autres. Pour d’autre encore, cela peut-être un peu tout, sans préférence de goût bien que cela semble plus rare.

L’idée même d’avoir ce type de produits à la maison peut-être très problématique, certains préférant les garder à bonne distance, souvent convaincus que la volonté les protègera d’une possible rechute. Après parfois quelques heures, quelques jours ou quelques semaines de nourriture saine, notre esprit commence alors à roder dans la direction du supermarché ou du livreur le plus proche…

Du bien être à la honte, un cycle sans fin…

Il peut y avoir un sentiment de plaisir au début du repas, mais lorsque nous nous sentons incapables de nous arrêter, que le physique commence à nous faire savoir que les limites ont largement été dépassées, un sentiment de honte, de culpabilité peut se faire ressentir. Avec une image de soi souvent dégradée, les crises peuvent encore s’accentuer face à ce sentiment d’impuissance totale, ce comportement qui nous dépasse, cette incapacité à agir en dehors du scénario que nous connaissons par cœur.

la honte dans les cycles de boulimieLa sensation d’avoir échoué encore une fois… mais cette fois-ci, c’est la dernière; dès demain, je me reprends n’est-ce pas ? Survient alors généralement un autre aspect de nous-même, plus directif, plus strict, voire rigoriste, un aspect de nous-même qui généralement sait exactement quoi manger, exactement quoi faire, exactement quoi boire, exactement comment aller bien, non ?

Puis généralement en fin de journée, cette part de nous-même perd en force, en volonté pour mieux s’effacer et revenir faire le bilan dès le lendemain matin pour penser qu’une fois encore : j’ai échoué face à des attentes irréalistes d’un régime très strict. L’accablement laisse alors place au repenti ou à la compensation pour certains.

Mais qui pourrait comprendre cela, n’est-ce pas ? Qui pourrait comprendre que derrière cette façade d’une personne gentille qui laisse une image d’elle-même plutôt positive aux autres se cache le siège de la souffrance qu’engendre ce genre de comportements et les conflits internes qui la nourrissent ?

Complications de la boulimie

Bien que les comportements compensatoires puissent apporter un soulagement très temporaire de l’anxiété et de la dépression, ce soulagement a un coût élevé. Il a été démontré que les comportements compensatoires sont, le plus souvent, inefficaces pour la gestion du poids. Ils entraînent souvent une rétention d’eau et peuvent provoquer des changements dramatiques de poids et d’humeur. De plus, les risques et complications sont nombreux :

Complications physiques de la boulimie

  • Syndrome du côlon irritable (une étude a révélé que parmi les patients atteints de boulimie nerveuse, la prévalence était d’environ 69 %)
  • La déshydratation, et en cascade des problèmes médicaux majeurs tels que l’insuffisance rénale
  • Problèmes cardiaques, tels qu’un rythme cardiaque irrégulier ou une insuffisance cardiaque
  • Caries dentaires sévères et maladie des gencives
  • Problèmes digestifs
  • Gonflement des joues ou des mâchoires
  • Callosités sur les doigts ou les jointures, causées par les vomissements
  • Cheveux clairsemés ou fins, ongles cassants
  • Maux de tête, migraines
  • Problèmes de muqueuse buccale ou bouche sèche
  • Problèmes de peau, peau jaunâtre ou sèche
  • Vertiges ou hypotension artérielle
  • Chez la femme, altération du cycle menstruel
  • Sensation constante de froid

Complications psychologiques de la boulimie

  • Anxiété, dépression, troubles de la personnalité ou trouble bipolaire
  • Abus d’alcool ou de drogue
  • Automutilation, pensées suicidaires
  • Attitude triste, mélancolique ou déprimée
  • Troubles de l’humeur fréquents et marqués
  • Difficulté à exprimer sa propre humeur
  • Faible estime de soi ou dégoût de sa propre image corporelle
  • Retrait social et isolement des amis et de la famille
  • Dysfonctionnements sexuels

Causes de la boulimie

Les causes de la boulimie sont potentiellement nombreuses. Il semble aujourd’hui évident que les origines sont multifactorielles, engageant probablement à la fois des facteurs génétiques ou épigénétiques, neurologiques, psychologiques et bien sûr des facteurs développementaux. Il semble en effet impossible de nier l’influence des parcours d’éducation, des apprentissages réalisés au cours de notre propre vie et la manière dont ces apprentissages se perpétuent quelquefois de génération en génération.

Un nombre croissant d’études sur les jumeaux a confirmé qu’il existe un lien indéniable entre les facteurs génétiques et les troubles de l’alimentation, tandis que d’autres études sur les jumeaux mettent en avant les contributions des effets environnementaux partagés (le même environnement familial dans lequel les jumeaux grandissent). D’autres études encore indiquent que les personnes ayant des parents au premier degré (frères et sœurs, parents ou enfants) souffrant d’un trouble de l’alimentation peuvent être plus susceptibles de développer un trouble de l’alimentation, indiquant un lien génétique possible.

Dans le champ de la neurologie, on observe que la sérotonine participe non seulement à la régulation de l’appétit mais aussi à la régulation de l’humeur. L’altération du tonus ou la transmission de la sérotonine accentue la réaction d’anxiété, une moindre capacité à l’inhibition de nos comportements, l’agressivité, les tendances suicidaires, une vigilance accrue et certains comportements auto-agressifs. Si la dérégulation des circuits sérotoninergiques peut partiellement être héréditaire, les comportements alimentaires aberrants peuvent potentiellement altérer la fonction sérotoninergique et entraîner la persistance d’altérations fonctionnelles de la sérotonine après la récupération des troubles alimentaires. Plusieurs études ont confirmé la persistance des altérations de l’activité de la sérotonine, ainsi que la persistance de l’anxiété, du perfectionnisme et des comportements obsessionnels après être sorti des comportements boulimiques.

Les problèmes psychologiques et émotionnels tels que la dépression, les troubles anxieux ou la toxicomanie sont étroitement liés aux troubles de l’alimentation. Les personnes boulimiques peuvent avoir des sentiments négatifs  d’elles-mêmes. Dans certains cas, les événements traumatisants et le stress environnemental peuvent être des facteurs contributifs à la maladie.

Le rôle des troubles de la personnalité dans le développement des troubles de l’alimentation a été au centre de l’attention de nombreux chercheurs. Plusieurs études ont montré que des traits de personnalité tels que l’impulsivité, la recherche de nouveauté, la réactivité au stress, l’évitement des méfaits, le perfectionnisme et d’autres traits de personnalité sont courants chez les patients souffrant de troubles de l’alimentation et de boulimie.

Traumatismes de l’enfance et troubles de l’alimentation

Plusieurs études cliniques établissent un lien entre les traumatismes de l’enfance et les troubles de l’alimentation. Si les antécédents d’abus sexuel sont courants chez les personnes qui présentent des troubles de l’alimentation il ne sont pour autant pas systématiques. La fréquence des claques, des coups de martinets, des violences physiques et psychologiques a un impact majeur dans le développement des individus. Le dénigrement, l’absence de valorisation de la part de ceux qui sont censés apporter du soin, du réconfort et de la nourriture, offrent souvent des dissociations structurelles au cœur même des problématiques telles que la boulimie.

Les éducations trop strictes, les éducations trop laxistes, les parents qui se disputent voire se battent, des décès précoces, des rejets, des abandons sont le plus souvent à l’origine des comportements addictifs.

La boulimie est le plus souvent en lien avec des expériences précoces trop difficiles à gérer pour un enfant. Il n’est d’ailleurs pas surprenant que certaines études mettent en avant des corrélations entre une surcharge pondérale des enfants et la boulimie au stade adulte. Le dégoût de soi-même vient la plupart du temps de ce type d’expériences qui engage directement l’image de soi, sous-tendant des idées comme : je suis nul(le), je suis de trop, personne ne m’aime…

On pense que les crises de boulimie peuvent parfois être une méthode pour apaiser l’anxiété, la peur, la colère ou la dépression causées par les expériences précoces. C’est la raison pour laquelle il est essentiel de questionner ce type d’expériences afin d’accompagner ces difficultés lors de troubles de l’alimentation.

Facteurs culturels de la boulimie

boulimie et idéalisation du corpsLes canons de la beauté influencent la vision que nous avons tous de nous-mêmes. En ce sens, dans certaines sociétés, l’esthétique corporelle ou la minceur sont particulièrement appréciées ; ceux qui vivent dans ce type de société ont une plus grande propension à développer la boulimie.
Certains emplois ou environnements peuvent également favoriser l’apparition de troubles du comportement alimentaire; ce serait le cas de ceux dont l’activité est étroitement liée à l’apparence physique (mannequins, danseurs, acteurs, d’athlètes, etc …).

L’exposition à la culture occidentale qui valorise le corps mince pour les femmes est présumée jouer un rôle important dans l’augmentation des troubles de l’alimentation dans le monde. Le taux de troubles de l’alimentation dans des pays comme le Japon, l’Iran et Singapour continue d’augmenter chez les femmes qui ont été exposées à la culture occidentale en vivant temporairement dans des pays occidentaux, que ce soit pour suivre des études ou prendre des vacances.

Les degrés de satisfaction et d’insatisfaction de l’image corporelle font partie intégrante de l’estime de soi. Les individus évaluent leur corps en le comparant à un corps idéal tel que présenté dans notre culture. Le résultat de cette auto-évaluation détermine la satisfaction ou l’insatisfaction corporelle. Il suffit parfois de se souvenir comment l’image du corps évolue dans le temps pour comprendre comment il n’est jamais possible de coller à un modèle tant celui-ci est amené à changer au gré des humeurs des publicitaires ou de ce que l’on nous présente comme l’air du temps…

boulimie et idéalisation du corps parfait

Par ailleurs, très peu d’études se concentrent sur le rôle des publicités auxquelles ils n’est pas possible d’échapper. Nous sommes exposés en moyenne à près de 2000 messages publicitaires par jour.

Si une pâte à tartiner prétend que c’est si bon d’être ensemble, qu’elle réveille notre enthousiasme, qu’elle est notre complice au quotidien, et qu’il faut de l’énergie pour être un enfant, qu’un soda au cola nous propose de savourer l’instant, d’ouvrir une bouteille de bonheur, qu’un rocher chocolaté nous invite à laisser parler nos émotions, et que s’il vous reste un petit creux, venez comme vous êtes, vous serez toujours les bienvenus, alors il devient nécessaire, voire urgent, de comprendre que l’ensemble de ces messages qui font régulièrement la promotion d’une forme de liberté, de bonheur à travers la consommation de nourriture, finissent pas ancrer au plus profond de nous-même que le fait de consommer ces produits nous rendrait meilleurs.  Les publicitaires utilisent sans vergogne des techniques de communication hypnotique auxquelles il devient parfois difficile de ne pas céder puisque l’essentiel des messages sont inconscients…

L’hypnose et la boulimie

Puisque les facteurs de stress sont une composante importante des troubles de l’alimentation, il est notable que l’hypnose permet dans un premier temps de retrouver un équilibre émotionnel, une réduction de la réponse au stress. L’état modifié de conscience en tant que tel, sans même être accompagné de suggestions, propose un apaisement. Pour ceux qui en doute, posez-vous la question de comment vous vous sentez après avoir fait l’amour, après avoir chanté, après avoir dansé, après avoir fait un footing ou après quelques heures de marche… mieux, non ? (voir : la régulation du stress avec l’hypnose)

Les techniques de méditation et les techniques hypno-imaginatives permettent de mieux réguler la réponse des circuits de la récompense à travers plusieurs phénomènes que peuvent être, entre autres, la capacité à créer un focus attentionnel, d’apprendre à observer sans jugement, le nourrissement des circuits sérotoninergiques, la mobilisation du tonus vagal… Dans le cas des addictions, les résultats peuvent quelques fois être appréciables, notamment pour les personnes dont l’impulsivité domine le trait de caractère. Cet article relate la construction de l’addiction au tabac. La construction des addictions se forment de la même manière, en partie également pour la nourriture (construction d’une addiction au tabac).

Dans le cas des parcours d’enfance difficiles, l’hypnose permet de travailler avec les dissociations structurelles souvent à l’origine des problématiques de boulimie. (voir : l’hypnose et le traumatisme complexe). Je ne connais aucune personne venue me rencontrer en cabinet qui n’ait pas été dans une forme de lutte entre deux parties d’elle-même : celle qui mange et celle qui veut aller bien, non ? Ces personnes ont parfois la sensation de ne plus être elles-mêmes, et mobilisent des schémas de honte caractéristiques qui sont le plus souvent en lien avec des parcours de vie trop difficiles, voire de maltraitance.

L’hypnose sans transe ou hypnose conversationnelle permet de poser quelques fois les bases des éléments systémiques tels que décrits par l’école de Palo Alto dans une approche constructiviste.

D’une manière générale, l’hypnose permet d’apprendre à gérer ses émotions, dépasser des peurs, retrouver la confiance, équilibrer son estime, porter un regard sur soi-même neutre, voire bienveillant, s’affranchir du regard de l’autre, dépasser la honte ou la culpabilité, trouver des ressources afin d’être en capacité d’agir et réagir de façon équilibrée et naturelle.

Que vous habitiez Bordeaux ou sa région, je vous reçois au cabinet pour vous accompagner dans la régulation émotionnelle autour des comportements alimentaires tels que la boulimie ou l’hyperphagie.

Etudes scientifiques

Symptômes du trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) chez les patients adultes souffrant de troubles de l’alimentation

Près d’un tiers (31,3 %) des patients ont obtenu un score supérieur au seuil de dépistage indiquant un possible TDAH. Les taux de prévalence les plus élevés (35-37 %) ont été trouvés dans les sous-types de boulimie/purge boulimique et d’anorexie mentale, tandis que les patients souffrant de troubles de l’alimentation non spécifiés autrement de type 1-4 et de troubles de l’hyperphagie boulimique ont signalé des taux légèrement inférieurs à la moyenne (26-31 %). L’anorexie mentale restreignant le sous-type des patients est encore plus faible (18 %). La présence d’hyperphagie boulimique, de purge, de perte de contrôle de l’alimentation et d’IMC non anorexique étaient liés à des résultats indiquant un possible TDAH. (voir l’étude)

Brève thérapie stratégique pour la boulimie nerveuse et l’hyperphagie boulimique : un protocole clinique et de recherche

La présente étude est conçue pour tester l’efficacité à long terme du traitement de la thérapie brève stratégique pour la boulimie nerveuse et l’hyperphagie boulimique en évaluant la symptomatologie des troubles de l’alimentation dans une clinique externe sans recherche pendant un an après le traitement. (voir l’étude)

Hypnothérapie pour les patients en surpoids et obèses : une revue narrative

L’obésité et les problèmes de surpoids sont aujourd’hui de graves problèmes de santé mondiale et malgré de nombreux efforts, la prévalence a continué d’augmenter pendant des décennies. Fait intéressant, l’hypnothérapie est de plus en plus reconnue comme un traitement efficace contre l’obésité et les problèmes de surpoids. Cette revue compile les recherches scientifiques contemporaines sur l’efficacité de l’hypnothérapie pour la réduction de poids.(voir l’étude)

L’utilisation de stratégies d’auto-assistance dans le traitement de l’obésité. Une revue narrative axée sur l’hypnose et la pleine conscience

Des facteurs psychologiques tels que les troubles de l’humeur et le stress peuvent affecter les comportements alimentaires et influencer profondément la prise de poids. Les approches psychologiques de la gestion du poids pourraient augmenter la motivation et la maîtrise de soi des patients obèses, limitant leur impulsivité et leur utilisation inappropriée de la nourriture. L’hypnose et la pleine conscience offrent toutes deux une option thérapeutique prometteuse en améliorant la perte de poids, la conscience alimentaire, l’acceptation de soi et de son image corporelle, en limitant les fringales et l’alimentation émotionnelle. (voir l’étude)

L’utilisation de l’hypnose dans le traitement de la boulimie nerveuse

Des données de recherche prometteuses, reliant l’hypnotisabilité et la présence possible d’un mécanisme dissociatif chez les individus boulimiques, ont amené les présents auteurs à intégrer l’hypnose dans leur traitement directif et multidimensionnel des patients boulimiques. (voir l’étude)

Traitement de la boulimie par hypnose impliquant une prise de conscience et un contrôle chez les clients à forte capacité dissociative

Les détails d’une intervention facilement reproductible utilisant l’hypnose dans le traitement de la boulimie sont présentés. Les données de suivi à un mois, trois mois, six mois et un an ont indiqué que l’intervention semblait être efficace dans deux des trois cas présentés. (voir l’étude)

Abus sexuels et obésité pendant l’enfance

Les causes de l’épidémie d’obésité actuelle sont multifactorielles et comprennent des facteurs génétiques, environnementaux et individuels. Un facteur de risque potentiel peut être l’expérience d’abus sexuels pendant l’enfance. Les abus sexuels pendant l’enfance sont remarquablement courants et toucheraient jusqu’à un tiers des femmes et un huitième des hommes. Des antécédents d’abus sexuels dans l’enfance sont associés à de nombreuses séquelles psychologiques, notamment la dépression, l’anxiété, la toxicomanie, la somatisation et les troubles de l’alimentation. (voir l’étude)

L’exposition à un traumatisme au début de la vie est associée à l’obésité chez l’adulte

L’exposition à des événements traumatisants pendant l’enfance est associée à un risque élevé d’obésité chez l’adulte. (voir l’étude)

L’impact des médias sur les troubles alimentaires chez les enfants et les adolescents

De nombreux chercheurs ont émis l’hypothèse que les médias pourraient jouer un rôle central dans la création et l’intensification du phénomène d’insatisfaction corporelle et, par conséquent, pourraient être en partie responsables de l’augmentation de la prévalence des troubles de l’alimentation. (voir l’étude)

Hypnose et traumatismes complexes

Hypnose et traumatismes complexes

La recherche commence à démontrer qu’il est considérablement plus répandu que le syndrome de syndrome de stress post traumatique plus circonscrit décrit dans le DSM. Sur cette base, nous discutons des raisons pour lesquelles le traitement hypnotique structuré est particulièrement bien adapté pour le syndrome post traumatique complexe

Dépasser les phobies avec l’hypnose

Dépasser les phobies avec l’hypnose

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Gérer le stress avec l’hypnose

Gérer le stress avec l’hypnose

La gestion du stress est une demande très forte en cabinet. Vouloir baisser son niveau de stress, mieux appréhender des situations de stress chronique, voire en sortir, font régulièrement parti du travail en hypnose.

Troubles alimentaires et l’hypnose

Troubles alimentaires et l’hypnose

Anorexie, boulimie, hyperphagie, orthorexie, sont l’expression d’un mal être, d’une souffrance réelle qui ne peut s’exprimer autrement. L’excès de contrôle, le manque d’estime de soi et de confiance en soi …

Gérer les émotions avec l’hypnose

Gérer les émotions avec l’hypnose

Si certaines personnes cherchent à libérer des émotions, d’autres souhaitent mieux les maitriser, les contrôler afin de retrouver un équilibre, une sérénité dans les actes de vie au quotidien.

Haut Potentiel Intellectuel

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Hypersensibilité émotionnelle

Hypersensibilité émotionnelle

Alors que les personnes très sensibles, voire hypersensibles ou plus simplement hyperémotives, sont parfois décrites négativement comme étant «trop sensibles», ce trait de personnalité, lorsqu’il est régulé, accueilli, nourri des capacités, des forces, des valeurs qui peuvent nous permettre de relevés les défis proposés par la vie, notre environnement.
L’hypnose, la mindfulness, l’EMDR, le Yoga, vont, le plus souvent, permettre une meilleure régulation émotionnelle, une meilleur acceptation, un meilleur contact avec ses propres émotions.